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JUIL.

16 juillet 2018

Vie d’expat #3 : La Coupe du Monde depuis l’étranger

 ⭐ON EST CHAMPION DU MONDE ⭐

🇫🇷🇫🇷🇫🇷

À moins que vous ne viviez dans une grotte, vous n’êtes sûrement pas sans savoir que les Bleus ont gagné la Coupe du Monde dimanche dernier et ont ainsi ramené, 20 ans plus tard, une deuxième étoile mythique sur le maillot. Quelle joie, quel bonheur de voir des milliers de personnes faire la fête dans la rue, se féliciter et s’embrasser sans même se connaître réellement. On n’a beau pas être une grande fan de foot comme moi, on se prend au jeu, on s’enflamme au moindre but et on est finalement fier d’être français, fière de supporter l’équipe qui gagne, fière d’être champion du monde !

Fière d’être français. Oui, c’est bien de la fierté dont on parle. Après quasiment deux années à vivre à l’étranger, c’est justement dans ces moments-là que l’on se sent le plus « Français » et aujourd’hui je voulais partager mon expérience sur cette coupe du Monde 2018 vécu depuis Amsterdam.

« You’re really French! »

Coupe du monde ou non, mes collègues me qualifient souvent de « vraie Française ». Allez savoir ce qu’ils entendent réellement par là, en tout cas, oui, je suis bien française. Comme je vous l’expliquais ici, je ne me suis jamais autant sentie de mon pays depuis que l’on vie à Amsterdam. Ce sentiment patriotique est assez difficile à expliquer et peut vite être mal interprété. C’est vraiment quelque chose de positif en mon sens. Se reconnaître dans des valeurs, dans une culture commune, tout en gardant une grande ouverture d’esprit, puisque l’étranger, c’est bien nous !

Travaillant dans un environnement international, ces différences culturelles et identitaires sont encore plus mises en valeur, dans le bon sens du terme. La coupe du Monde devient alors un beau prétexte à revendiquer d’où l’on vient et qui l’on est. On se chamaille, gentiment, on fait nos pronostics et on est finalement heureux d’être tous ensemble. (Encore plus dans un pays dont l’équipe nationale n’était pas qualifiée (poke le voisin du dessous qui a du bien nous détester)). Et alors, vous êtes finalement parmi les premiers à revendiquer les exploits de votre équipe nationale.

Une finale de coupe du monde vue de l’étranger 🇫🇷 vs 🇭🇷 à 🇳🇱 

Pour la finale, nous nous sommes rendus à la fan zone française d’Amsterdam, organisée dans un bar qui a accueilli plus de 1000 personnes  expatsnon-expat, français, néerlandais, croates et tant d’autres ; tous réunis pour célébrer dans la joie et la bonne humeur (et la bière aussi). À défaut d’être en France, on se regroupe entre français pour fêter un tel évènement. C’était beau. C‘était chaud. C’était « Vive la France ».

Ayant seulement 4 ans en 1998, je n’ai malheureusement aucun souvenir de la Coupe du Monde. J’ai demandé à Alexis s’il avait un souvenir particulier et si c’était encore plus magique que ce que l’on pouvait vivre aujourd’hui. Il m’a dit « pas vraiment, je ne sais pas trop ». Après avoir vu des images diffusées sur les réseaux sociaux, il m’a ensuite dit « ah ben voilà, des gens sur les voitures en train de défiler, c’est de ça que je me souviens ». Et à Amsterdam, forcément, les défilés, il n’y en n’a pas eu. Une fois l‘espace de la fan zone quitté, c’était le calme plat dans les rues, digne d’un beau dimanche soir ensoleillé à Amsterdam. Pas de cohue, pas de klaxons, pas de drapeau français à tout-va. En France, c’était la folie partout. Même ma maman m’a envoyé des images de ma ville natale Embrun. Regrette-t-on de ne pas y être pour vivre à fond un tel moment ? Je ne sais pas trop  les débordements, la foule, les douches de bière et les poubelles qui brûlent, ce n’est pas non plus ma grande passion. Mais voilà, fêter une victoire française à Amsterdam, ce n’est tout de même pas pareil qu’à Paris.

Au final, ce lundi matin, c’est drôle, car beaucoup de mes collègues sont venus me féliciter, me dire « Congrats« , « You guys won!« . Comme si j’avais joué sur le terrain. Comme si j’avais été déterminante dans le score finale. Comme si je l’avais Vraiment gagnée cette coupe ! C’était drôle, et ça rend encore plus fière d’être français ;)

Merci les Bleus 🔵

Allez les Bleus. Si finalement on vibre tant avec les Bleus, c’est bien parce qu’ils sont représentatifs de la jeunesse française. Des M’Bapé, c’est pas tous les jours qu’il en sort de la banlieue nord de Paris. Les bleus donnent de l’espoir à tous, aux petits, aux grands. Ils nous ont fait vibrer. Ils nous ont fait savourer. Ils nous ont fait aimer.

Et puis, c’est avant tout une belle bande de pote, une équipe de copain. Ils nous font marrer. Ils nous font danser. Ils nous font chanter. Le milieu footballistique n’est peut-être pas le plus sain, brasse beaucoup d’argent et fait souvent polémique. Cela en enlève-t’il pour autant à la joie et l’excitation que les Bleus créent ? Voir son président de la République sauter de joie, tel un hystérique et remercier chacun des joueurs sous les trombes de pluie, c’est quand même beau comme image non ?

Alors maintenant le Mondial est fini, nous allons reprendre un cours de vie normale. Mais avant, juste une dernière fois, je voudrais quand même dire, merci les Bleus 💙

End of the story

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