Des nouvelles [1/2] #28

Ces dernières semaines ont été synonymes de nouveaux départs pour chacun de nous. Alors, tour à tour, nous allons vous raconter nos expériences de ces dernières semaines.

Clémence
La plupart de vous le savent sûrement déjà, mais, après un peu plus d’un an à travailler chez Mobgen, j’ai changé de boite.

Cette décision, je l’avais prise depuis un certain moment déjà. Je pense que l’idée de changer me trottait dans la tête depuis cet été déjà. Je commençais à regarder des offres, par-ci par-là, sans jamais trop sauter le pas d’envoyer des mails. Je commençais à réellement m’ennuyer dans mon travail. Les projets sur lesquels j’ai eu l’occasion de travailler n’ont malheureusement jamais vu le jour, pour un tas de raisons “business”. Car c’est bien ça la raison principale ayant motivé ma décision de partir : l’aspect business. Depuis que Mobgen a officiellement intégré Accenture en avril dernier, j’ai été témoin de nombreux changements qui ne m’ont pas nécessairement plu. Alors, c’est sûr, avoir un iPhone 7 tout neuf gratuitement, c’est cool. Mais l’habit ne fait pas le moine. Et en quelques mois à peine, je me suis lassée, voire j’ai carrément détesté ce jeu de décisions politiques et business avant tout, reléguant la partie design au simple “on a simplement besoin de jolies slides pour l’appel d’offre”. J’ai été finalement déçue de Mobgen. Moi qui avais tant vanté cette boite et m’y sentais tellement bien, c’est un bilan en demi-teinte que je dresse finalement .. Si j’avais à lister les “choses tangibles » que j’ai faite ou bien les projets sur lesquels je suis fière d’avoir collaboré et bien … on n’irait pas bien loin. Une question de budget dans la plupart des cas. Pour autant, ce fut une décision difficile à prendre. J’adore mes collègues. C’était une vraie grande famille au côté de laquelle j’ai mine de rien beaucoup appris et grandi aussi (merci les présentations client tout en anglais !). Je leur en serais toujours reconnaissante et Mobgen aura toujours une place spéciale malgré tout puisque c’est grâce à eux que j’ai pu m’expatrier et réaliser un lointain de rêve, celui de partir vivre à l’étranger. Et ça, je ne l’oublierais pas.

Mais, je ne suis pas folle, je n’ai pas décidé de quitter une boite sans rien d’autre à côté. Si j’ai pris cette décision, c’est aussi que l’on m’a proposé une nouvelle offre qui ne pouvait pas tomber mieux en matière de contexte. J’ai donc dit “oui” à Bolt Mobility à la mi-septembre, déjà, bien que je n’aie commencé que le 1er novembre.

Bolt Mobility, ce n’est pas une agence, c’est une start-up. Pour ceux qui ne savent pas, une startup est fondamentalement différente d’une entreprise “traditionnelle” dans le sens ou une startup a “un potentiel de croissance exponentielle qui repose sur une innovation, une proposition de valeur unique (souvent technologique)”. Une startup cherche son business modèle tandis qu’une entreprise applique un business modèle. Autrement dit, l’une cherche comment gagner sa vie, l’autre gagne déjà sa vie. Une startup donc. Le “Dutch Tesla on two wheels” (la “Tesla Néerlandaise sur deux roues”). En des mots plus explicites, Bolt conçoit un scooter 100% électrique devant être lancé à la vente et à la production d’ici la fin de l’année 2018. Pour plus de détails sur le scooter, je vous invite à directement visiter le site.

Vous allez me dire, qu’est-ce que je vais bien faire dans une boite construisant un scooter ? Et bien, ce scooter sera connecté, relié à une application mobile. En plus de cela, il possède un écran 100 % tactile à la place du tableau de bord. Ils avaient donc besoin de quelqu’un sachant quoi faire avec les interfaces. C’est là que j’entre en scène. Mais ma mission ne se résume pas à la « simple” tâche de créer les interfaces du scooter et de l’application liée, mais aussi et surtout, à optimiser et ré-imaginer le site actuel qui sera le seul point de vente, pour l’instant, du scooter. Rien ne peut donc être laissé au hasard.

Et maintenant vous me dites, “oh la la Clémence, ça m’a l’air bien risqué une start-up. Et la sécurité dans tout ça ?”. Chose à laquelle je répondrais que c’est justement le caractère fondamental d’une start-up ; prendre des risques. Mais je vous rassure, Bolt a déjà levé plus de 5 millions de fonds d’investissement et ne date pas de la première heure puisque lancée, déjà, en 2014. Des premières préventes ont déjà été faites et la tendance actuelle du marché est totalement en faveur des moyens de transport électriques. À titre d’information, la capitale des Pays-Bas veut devenir la première ville européenne à « émission zéro » et souhaite interdire l’accès au centre-ville aux véhicules à essence ou diesel d’ici 2025. Dès 2018, les scooters immatriculés avant 2011 seront bannis, tout comme certaines voitures, bus et autres taxis. Bref, j’ai toujours dit qu’un jour j’aimerais bien vivre “l’expérience startup” et si c’est un risque à prendre, alors je le prends.

Cela fait plus de deux semaines maintenant que j’ai intégré Bolt. Nous sommes 21 personnes, pour l’instant. Et ça, ça change de Mobgen. Comme le remarquait si bien Alexis, c’est la première fois que je ne travaille pas uniquement avec des gens de mon “domaine”. Je ne fais plus seulement face à d’autres designers et développeurs, mais je suis désormais amenée à collaborer avec des ingénieurs, mécaniciens, designers industriels et spécialistes en marketing. Tout cela est extrêmement nouveau pour moi et, étant pour le moment la seule visual designer, c’est aussi très challengeant. Je n’ai pas mon “Lead Designer” ou mes collègues designers à qui me tourner en cas de doutes dans mes prises de décisions.

C’est donc pour toutes ces raisons que j’ai accepté l’offre que l’on me proposait. Je sais que les prochains mois seront riches d’enseignements et je pense que le jeu en vaut définitivement la chandelle. Moi qui ne suis pas particulièrement l’une des personnes les plus courageuses, je commence à croire que j’ai un certain goût pour le changement, le risque et le challenge. En tout cas, ces deux premières semaines se sont bien passées et j’ai déjà l’impression que cela fait des mois que j’ai quitté Mobgen. Pas une seule fois je ne me suis ennuyée et j’apprends chaque jour un peu plus. À voir ce que ces prochaines semaines me réservent.

Alexis
Prochain article à suivre.

Ps: J’ai été gâtée par mes anciens collègues le jour de mon départ de Mobgen

Un beau livre de recette, un livre sur le design, un bon cadeau pour des smoothies

End of the story